Joel Edgerton opposé à Jon Bernthal dans le thriller “Stingray”

Joel Edgerton opposé à Jon Bernthal dans le thriller “Stingray”

Acclamé par la critique pour son rôle dans “Loving“, le drame de Jeff Nichols, Joel Edgerton partagera la vedette du thriller “Stingray” avec Jon Bernthal, aperçu dans “Daredevil” et “Sicario“, d’après The Hollywood Reporter. Le long métrage raconte l’histoire d’un homme (Jon Bernthal) qui après avoir accidentellement tué le frère d’une grande figure de la criminalité (Joel Edgerton) va devoir assassiner l’un des membres de sa propre famille dans les deux jours qui suivent, afin de payer sa “dette de sang”. Le scénario et la réalisation ont été confiés à Anthony Hayes (“Une vie entre deux océans“, “Animal Kingdom“).

Source : LaDépeche.fr

Daredevil – Jon Bernthal : “Le Punisher est un personnage plein de rage et de haine”

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“Le Punisher est un personnage plein de rage et de haine” – Jon Bernthal

Metronews est allé à la rencontre de Jon Bernthal, qui incarne le terrible Punisher. Un assassin en mission qui va croiser la route du héros de la série inspirée des comics Marvel. Soit un rôle en or pour celui qui incarnait Shane, dans les deux premières saisons de The Walking Dead.

Que connaissiez-vous du Punisher avant d’accepter le rôle ?

“Pas grand chose ! Mais dès que j’ai accepté le rôle, je me suis beaucoup investi et lu tous les comics. Et je suis vraiment tombé amoureux de ce personnage. J’avoue que c’est compliqué d’assumer un tel personnage tant il est plein de rage et de haine. Il a fallu vraiment que je me prépare pour l’incarner, atteindre un certain état « mental » pour faire ce que j’avais à faire.”

Qu’avez vous aimé dans la série avant de la rejoindre ?

“Dans le 1er épisode de la saison 1, Charlie (Cox, ndlr) a un monologue qui m’a marqué. J’ai été impressionné par la performance et par la liberté qui lui avait été donnée. C’est une série de très grande qualité parce que l’humain passe avant tout le reste. Quand j’ai vu ce qu’avait fait Vincent D’Onofrio avec le personnage de Wilson Fisk, je me suis dit ‘Je veux un rôle dans cette série’ !”

Le Punisher, ami ou ennemi ?

“Ni l’un ni l’autre, c’est un homme en mission qui vit un cauchemar, et ce qui en fait un homme dangereux c’est qu’il n’est plus préoccupé par la moralité, par le bien et le mal. Il n’est pas là pour aider la communauté de Hell’s Kitchen, mais pour la débarrasser de ses criminels, afin de se venger de l’assassinat de sa famille. Il veut les tuer de la manière la plus brutale possible. Et s’oppose à quiconque se met en travers de son chemin. Mais c’est un être humain avant tout, en perpétuel conflit avec lui-même.”

Qu’est ce que sa rencontre avec Daredevil change pour lui ?

“La relation qui se crée et évolue entre Daredevil et le Punisher affecte les deux personnages. Au départ ce sont des adversaires, mais une profonde admiration et un grand respect s’installe.”

Avez-vous senti de la pression en arrivant sur une série dont la première saison a cartonné ?

“Oui parce que j’arrive sur quelque chose qui fonctionne, où tout le monde se connaît, et tout ce que je peux faire… c’est tout gâcher (rire). J’ai beaucoup de responsabilité envers ce personnage, parce qu’il est aimé de tant de fans ! Vous savez, de nombreux soldats américains ont combattu pour notre pays avec l’emblème du Punisher sur leur uniforme, et c’est quelque chose que je prends très au sérieux.”

(Source @MetroNews)

Jon Bernthal : “Le métier d’acteur m’a sauvé la vie”

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“Le métier d’acteur m’a sauvé la vie” – Jon Bernthal

L’acteur, éternel second couteau du cinéma, crève l’écran dans la peau du Punisher, nouvel adversaire de Daredevil dans la Saison 2 de la série Netflix.

Dans la vie, Jon Bernthal n’a rien du personnage terrifiant qu’il incarne dans Daredevil. L’acteur, originaire de Washington, est même plutôt tout le contraire avec son look de mannequin propre sur lui et sa barbe taillée au millimètre. Abonné aux seconds rôles au cinéma, l’homme de 39 ans crève enfin l’écran dans la série Marvel-Netflix. C’est mérité. Il s’est infligé les pires épreuves, quitte à se couper de ses proches pendant plusieurs mois, pour incarner l’ex-militaire obsédé par la vengeance après le meurtre de sa famille par des gangs new-yorkais. Ses sacrifices ont payé. Jon Bernthal surclasse les précédents interprètes du Punisher (Dolph Lundgren en 1987, Thomas Jane en 2004 et Ray Stevenson en 2008). Il rend ses lettres de noblesse au personnage très populaire des comics apparu pour la première fois dans les pages de la saga Amazing Spider Man dans les années 70. Découvert par le grand public dans The Walking Dead où il incarnait le traître Shane Walsh, Bernthal semble spécialisé dans les personnages borderline « cocottes-minute » contaminés par la violence. Un péché qui a visiblement marqué la jeunesse de cet homme de 39 ans affable, mais un brin sur la défensive, prudent, voire taiseux, et embrassant son métier avec une ferveur désarmante. Téméraire, on a prudemment tenté de percer l’armure du Punisher en vingt minutes chrono. Finalement, Jon Bernthal cause de sa préparation radicale au rôle, son passé trouble, la vision de son métier, et finit même par disserter sur La Mouette de Tchekhov. Dites donc… cultivé, ce Punisher !

Le Point Pop : Pour ce rôle, vous avez confié être allé « le plus loin possible » dans l’exploration de votre part d’ombre. C’est-à-dire ?

Jon Bernthal : Je pense que je n’aurais jamais pu jouer ce rôle sans être moi-même mari et père de famille. C’est la clé. J’ai donc imaginé ce qu’on ressent lorsque quelqu’un nous enlève des êtres auxquels on tient plus qu’à soi-même. Quelques semaines avant le début, puis pendant une partie du tournage de la saison 2, je me suis isolé du reste de l’équipe et coupé de toute vie sociale. Ni restaurants, ni bars, ni télévision, ni téléphone, sans voir ma famille, juste pour m’aider à approcher le plus possible la douleur et l’obscurité du personnage avant d’arriver sur le plateau. Passer le plus de temps possible avec elles. J’ai vécu ainsi le temps de tourner certaines scènes pour lesquelles je jugeais capital de rester dans cet état d’esprit, puis je me suis ensuite autorisé à revenir peu à peu à la normale. Mais je n’ai pas vu ma famille de juillet à novembre. Ce fut long.

Outre cette phase d’isolation, comment vous êtes-vous transformé en Punisher ?

J’ai absolument tout lu sur le personnage. J’ai écumé toutes les boutiques de comics de New York et acheté toutes les copies possibles avec le Punisher. J’ai notamment adoré la série Punisher Max par Garth Ennis, mais tout ce qui concerne le personnage me fascine. Il souffre d’un trauma personnel immense qui le pousse à traquer sans pitié les responsables de la mort de sa famille et à les tuer le plus brutalement possible. C’est un ancien soldat, déjà marqué par la mort de ses amis sur le front. À son retour, la perte de sa famille le transforme en serial killer. Mais est-il vraiment en train de venger ses proches ou tue-t-il juste parce que c’est sa nature révélée, comme une addiction ?

Avez-vous suivi une formation physique particulière ?

J’ai été un ancien boxeur et, au lycée, je me destinais à une carrière de joueur de baseball, mais ce fut physiquement le rôle le plus difficile que j’ai jamais eu.  Les scènes de combat sont très ambitieuses, elles sont à l’écran parfois aussi longues et sophistiquées que dans un film, tout en restant préparées dans un planning de série TV, donc c’est très dur. Il faut faire vite et on se blesse, j’ai fini la saison le corps recouvert de bleus et de contusions. Heureusement, notre coordinateur des cascades, Phil Silvera, est le meilleur dans sa catégorie. La façon de se battre du Punisher est aussi dictée par l’évolution du personnage. On ne se bat pas de la même façon selon qu’on veut juste mettre KO son adversaire ou le tuer et, comme vous allez le voir au fil des épisodes, le style de combat de Frank devient de plus en plus brutal, létal. Une indication sur l’évolution toujours plus sombre du personnage.

Avez-vous dû passer une audition pour décrocher le rôle ?

Oui, on m’a demandé d’envoyer une vidéo. Je l’ai fait alors que je tournais un film en Irlande avec Tom Holland. Ce qui est marrant, c’est qu’au même moment où j’étais auditionné pour le Punisher Tom l’était pour devenir le nouveau Spider-Man de Marvel. On s’est donné la réplique mutuellement pour nos essais.

Le Punisher a été créé au début des années 70, mais il reste très actuel, en particulier au regard du débat sur le contrôle des armes aux États-Unis…

Je pense que toute bonne histoire est intemporelle. Celle du Punisher aborde le cas d’un père à qui l’on a tout pris, mais aussi les difficultés de réinsertion des soldats revenus du front… Sur le problème que vous mentionnez, je dirai juste que, quand l’art soulève des questions chez le public, tant mieux, on a fait notre boulot. Je ne pense pas, en revanche, qu’on soit là pour répondre à ces questions, ou pour délivrer un message politique, quel qu’il soit.

Vous n’avez rien d’un enfant de la balle : qu’est-ce qui vous a attiré dans la comédie ?

Effectivement, mon père était avocat, je viens d’un monde très différent… Mais j’adorais le cinéma, surtout les films de Scorsese et ceux de De Niro. J’ai fait pas mal de bêtises dans ma jeunesse, mais je me suis inscrit à un cours de théâtre au lycée et ma première prof de comédie a tout changé. C’est elle qui m’a convaincu d’aller m’inscrire au Théâtre d’art de Moscou, où j’ai passé deux ans. Cette décision a sauvé ma vie : j’ai appris là-bas à devenir un homme et un artiste. Être acteur m’a appris à canaliser l’énergie qui jusqu’ici m’avait attiré beaucoup d’embrouilles, ça m’a empêché d’emprunter une très mauvaise route vers laquelle je me destinais. Je me sens désormais vraiment béni et reconnaissant, je me suis débarrassé de tout le gras dans ma vie et, tout ce qui compte, c’est mon travail et ma famille. Mon ex-prof de théâtre a, depuis, été mon témoin de mariage.

De quel gras parlez-vous, au juste ? Étiez-vous délinquant, avez-vous fréquenté des gangs ?

J’ai connu des problèmes, juste des problèmes… On me reproche parfois de prendre les choses trop sérieusement ou d’aller trop loin pour un rôle. Je suis comme ça parce que, justement, j’estime que lorsqu’on est assez chanceux d’avoir croisé un métier qui vous sauve de la sorte, comme ce fut mon cas, on s’y dévoue avec tout le respect qu’on lui doit… Et je lui dois beaucoup !

Votre CV d’acteur remonte au début des années 2000. Est-ce vraiment le rôle de Shane dans The Walking Dead qui a tout déclenché pour vous ?

On peut le dire. Frank Darabont est l’un des plus grands conteurs d’histoires et la trajectoire de Shane était parfaite : en deux saisons, voilà un gars qui démarre comme l’ami fidèle de Rick Grimes, puis perd peu à peu la tête, couche avec la femme de son meilleur ami avant d’essayer de le tuer… Ce fut un crève-coeur pour moi de quitter The Walking Dead,mais elle m’a tout apporté et m’a permis d’enchaîner avec de belles expériences. Aucun d’entre nous n’aurait pu imaginer un tel phénomène.

Toutes les portes s’ouvrent pour vous depuis The Walking Dead ?

(Rires) Non ! J’ai toujours l’impression de me battre, et c’est très bien comme ça, je ne veux pas que ce métier devienne facile, que les choses me soient offertes sur un plateau, je veux me battre, je veux auditionner : ce job ne devrait jamais être facile ; sinon, c’est une plaisanterie. Savez-vous quelle est la pièce emblématique du Théâtre d’art de Moscou ? La Mouette de Tchekhov. Le sujet de cette oeuvre est la relation qu’on entretient avec ses rêves. La mouette est comme le rêve après lequel on court, libre et sauvage, et qu’on ne peut jamais toucher… La seule façon de l’approcher serait de tirer dessus et de la tuer. La seule façon d’avoir une relation saine à ses rêves, je pense, est de les laisser un peu devant soi, les chasser tout en les laissant libres, sans forcément les réaliser. La poursuite de ses rêves doit toujours être un combat, la facilité ne m’intéresse pas.

De The Walking Dead à Daredevil en passant par Fury, vous incarnez toujours des personnages hantés par la violence. Savez-vous pourquoi ?

Il faudrait demander cela aux directeurs de casting ! Chacun a sa propre relation à la violence, j’ai la mienne. Je pense qu’il est important de ne pas ignorer cette violence, il faut la regarder dans les yeux pour mieux la connaître. Je m’efforce juste de rendre chacun de ces personnages aussi différent que possible.

Marvel a récemment démenti les rumeurs d’une série spin-off sur le Punisher… Pas trop déçu ?

(Etonné…) Vous êtes sûr ? Ils ont vraiment dit ça ? Écoutez, je pense qu’ils sont surtout concentrés prioritairement sur le lancement de la saison 2 de Daredevil et la suite. Tout ce que je suis autorisé à dire, c’est qu’en ce qui me concerne j’adorerais que le Punisher ait sa propre série…

(Source @LePointFr)